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Brèves 2018


18/04/2018 - Plastic Touch Device : connaitre le plastique sur le bout des doigts

Alors que les technologies du plastique permettent d’obtenir des matériaux toujours plus performants, l’industrie manque d’instruments pour les classer en fonction des sensations de leur toucher. Des chercheurs du LTDS ont donc lancé le projet Plastic Touch Device, dont le prototype de doigt artificiel est entré en phase finale.
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04/04/2018 - Visibilité des femmes dans une des principales conférences internationales en biologie évolutive : des améliorations mais des problèmes demeurent

Une étude s’est intéressée à la visibilité des femmes lors de la conférence annuelle de la Society for Molecular Biology and Evolution (SMBE), une des principales conférences internationales en biologie évolutive, et a constaté une augmentation annuelle du nombre de présentations orales données par des femmes depuis 2001. Cependant ces dernières posent nettement moins de questions aux orateurs et oratrices que les hommes. Cette étude, publiée dans la revue Genome Biology and Evolution, appelle à réfléchir à ces différences de comportement ainsi qu’à de nouvelles mesures pour accroitre la visibilité des femmes. Ces travaux impliquent notamment Gabriel Marais et Jos Kafer, membres du LBBE.
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03/04/2018 - Des fossiles dans les génomes pour dater l’arbre du vivant

Comment reconstituer une chronologie de l’histoire du vivant en l’absence de fossiles ? C’est le problème posé par la plupart des organismes microscopiques, qui ont laissé peu de traces mais représentent pourtant l’essentiel de la biodiversité depuis les origines de la vie. Jusqu’à présent, les scientifiques utilisaient une « horloge moléculaire » basée sur la quantité de mutations accumulées par les gènes. Des chercheurs du LBBE ont mis au point un nouvel outil, complémentaire, en tirant parti de la propension qu’ont les microbes à emprunter des gènes à d’autres organismes. Ces transferts horizontaux de gènes sont autant de traces fossiles laissées dans les génomes. Les chercheurs ont pu dater les espèces ancestrales qui les ont intégrés à leur patrimoine génétique, et ce pour des microorganismes des trois domaines du vivant (champignons unicellulaires, cyanobactéries et archées). Ils montrent que ces transferts de gènes entre microbes ont le potentiel de dater l’arbre du vivant au même titre que les fossiles laissés par les plantes ou les animaux. Cette méthode, qui permet d’identifier explicitement les lignées impliquées dans les transferts, pourrait permettre, comme le font les fossiles, de découvrir des groupes d’organismes aujourd’hui disparus.
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20/03/2018 - Pas d’océan-caché dans le noyau terrestre !

Déterminer la composition chimique du noyau terrestre est un grand défi que les scientifiques essaient de relever depuis plusieurs décennies. En particulier, la teneur du noyau en hydrogène (élément considéré comme sidérophile) reste très incertaine. Des chercheurs issus de trois laboratoires français ont étudié le comportement de l’hydrogène, et notamment mesuré son partage entre l’alliage métallique riche en fer et le silicate, en recréant en laboratoire les conditions ayant régné lors de la formation du noyau terrestre (haute pression, haute température et quantités raisonnables d’eau) à l’aide de la presse multi-enclume du LMV. Il s’avère que l’hydrogène se comporte comme un élément lithophile (il préfère rester dans la partie silicatée) et que seule une quantité infime d’hydrogène incorpore le noyau des planètes telluriques lors de la ségrégation noyau-manteau, un comportement qui favorise la formation précoce d’un manteau et d’une atmosphère riches en eau.
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20/03/2018 - Patrick Flandrin, récompensé par l’IEEE Signal Processing Society

Directeur de recherche au CNRS, médaille d’agent de cette même institution en 2010, spécialiste du traitement du signal, Patrick Flandrin, membre du Laboratoire de physique de l’ENS de Lyon, est le premier chercheur français à recevoir le Technical Achievement Award 2017 de l’IEEE-SPS. Ce prix de la réalisation technique de l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), qui récompense un parcours et un ensemble d’activités scientifiques et techniques remarquables plutôt qu’un résultat majeur obtenu par un ou une scientifique et son équipe, met ainsi en lumière les contributions de Patrick Flandrin à la théorie et à l’application de l’analyse des signaux "non stationnaires".
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20/03/2018 - Plasticité du génome : l’exemple des gènes répétés ribosomiques 5S

Les gènes codant pour les ARN ribosomiques (constituants des ribosomes qui assurent la traduction des protéines au sein de la cellule) sont tous hautement répétés dans le génome, ce qui permet la production en grande quantité de ces ARNr. Les chercheurs de l’unité GReD ont révélé une importante variation du nombre et de l’expression des gènes d’ARNr 5S entre différents écotypes de l’espèce Arabidopsis thaliana.Ce travail a été publié le 6 mars 2018 dans la revue Nucleic Acids Research.
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15/03/2018 - De l’origine de la crise forestière en Afrique Centrale il y a 2 600 ans

L’origine de la "crise forestière" qui a commencé il y a environ 3 000 ans et profondément affecté le couvert végétal de l’Afrique Centrale a longtemps été controversée. Une équipe internationale germano-franco-camerounaise regroupant paléoclimatologues, géochimistes et archéologues, et impliquant notamment le LGL-TPE, vient de remettre sur le devant de la scène l’hypothèse de la cause anthropique. Les résultats des analyses effectuées sur des sédiments lacustres en provenance du sud du Cameroun et leur combinaison à des données archéologiques régionales a en effet permis à cette équipe de mettre en évidence que, dans cette région, ces transformations de l’environnement forestier avaient commencé il y a 2 600 ans et n’étaient pas le fruit du changement climatique mais bien celui de la croissance démographique qu’a connue cette région à cette époque.
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07/03/2018 - Des mutations qui changent la prolifération cellulaire en stress répété

Les cellules décident ou non de se diviser selon le contexte de leur environnement, qui change au cours du temps. Les voies moléculaires par lesquelles les cellules perçoivent les changements environnementaux pour prendre cette décision sont souvent connues, notamment grâce à la puissance expérimentale des organismes modèles comme la levure du boulanger. Mais les propriétés dynamiques de ces voies moléculaires sont très peu caractérisées. Quels sont les gènes qui permettent aux cellules de se décider lorsque les variations environnementales s’accélèrent ? Cette étude publiée le 5 mars 2018 dans la revue Molecular Systems Biology a identifié des centaines de gènes qui sont essentiels au contrôle de la prolifération de cellules de levure lorsque l’environnement est fortement dynamique. Ces travaux ont été menés par l’équipe de Gaël Yvert au LBMC.
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05/03/2018 - Cancer : vers un diagnostic précoce et un suivi plus sûrs

Des chimistes du laboratoire C2P2 ont développé des matériaux poudreux innovants pour purifier simplement et rapidement les traceurs injectables aux patients atteints de cancer. Ces poudres permettraient un diagnostic et un suivi sans exposition à des matières toxiques. Prometteurs, ces travaux sont publiés dans la revue Angewandte Chemie International Edition.
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02/03/2018 - MacP, un régulateur de l’assemblage de la paroi bactérienne : vers une nouvelle cible thérapeutique ?

Les PBPs, pour penicillin-binding proteins, sont la cible des antibiotiques de type beta-lactam qui sont couramment utilisés. Cependant, les mutations au niveau de ces enzymes sont souvent à l’origine de la résistance de bactéries pathogènes à ces traitements. En collaboration avec les équipes de David Rudner et Thomas Bernhardt de l’Université de Harvard et de Andrew Fenton de l’Université de Sheffield, l’équipe de Christophe Grangeasse du laboratoire MMSB, a identifié un régulateur de l’activité d’une PBP chez la bactérie pathogène Streptococcus pneumoniae. Ces travaux publiés le 26 février dans la revue PNAS laissent entrevoir de nouvelles possibilités pour bloquer le fonctionnement des PBPs et pour combattre les infections bactériennes.
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22/02/2018 - La psychologie positive peut réduire l’anxiété des doctorants français associée à l’incertitude de leur futur

Les études sur la santé mentale au travail des doctorants réalisées à l’étranger décrivent une situation alarmante. Qu’en est-il en France ? Un travail réalisé avec les doctorants en biologie à l’Université Lyon 1, une des plus grosses universités françaises, montre qu’environ un doctorant sur deux souffre de troubles psycho-sociaux. Une intervention en psychologie positive auprès de ces doctorants montre son utilité pour améliorer leur qualité de vie au travail. Ces travaux ont été menés par Gabriel Marais, biologiste au CNRS travaillant au LBBE à l’Université Lyon 1, et les psychologues Rebecca Shankland (LIP, Univ. Grenoble Alpes), Pascale Haag (IRIS, EHESS), Robin Fiault (EPP Lyon/psya), et Bridget Juniper (Work & Well-Being Ltd).
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19/02/2018 - Bercer le cerveau pour faciliter la perception de la parole

En stimulant doucement le cerveau grâce à de faibles courants électriques, un signal acoustique inintelligible peut être rendu compréhensible. Une collaboration internationale entre l’Université de Maastricht, l’Université de Groningen et le CRNL a permis de mettre ce phénomène en évidence. Les résultats de cette étude, publiée le 22 janvier 2018 dans la revue Current Biology, démontrent le rôle actif que joue le phénomène de synchronisation neuronale dans la compréhension de la parole et ouvre la voie à de nouvelles applications.
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19/02/2018 - Comment le cerveau protège-t-il nos rêves pendant notre sommeil ?

Des chercheurs du CRNL viennent de compléter le décryptage des circuits neuronaux responsables de la paralysie musculaire pendant le sommeil paradoxal, celui où l’on rêve. C’est une découverte majeure pour comprendre certains troubles neurologiques (dus à l’absence de cette immobilité corporelle) qui se manifestent par l’expression des rêves sous forme d’une agitation nocturne violente et incontrôlée. D’importantes perspectives s’ouvrent grâce à ce modèle animal validé par les chercheurs lyonnais. En effet, ces troubles moteurs pendant le sommeil paradoxal s’avèrent constituer un marqueur diagnostique précoce et fiable de la maladie de Parkinson qui démontre le lien étroit entre ces deux pathologies et qu’il sera maintenant possible de déchiffrer. Enfin, ces résultats pourraient aider à comprendre "où" et "comment" sont générés les rêves et tenter enfin de répondre à une question capitale en neurosciences cognitives : à quoi servent les rêves ? Ces travaux ont été publiés le 5 février 2018 dans la revue Nature Communications.
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15/02/2018 - Une polymérisation en émulsion amorcée grâce à la lumière visible

Adhésifs, revêtements, peintures : des polymères peuvent être produits en émulsion grâce à une réaction activée par la lumière visible. Des chercheurs du laboratoire C2P2, du LHCEP et de l’IS2M (Mulhouse) viennent de le démontrer dans la revue Angewandte Chemie International Edition.
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14/02/2018 - Quand des états exotiques de la matière aident à comprendre un précurseur d’El Nino

L’existence d’ondes équatoriales, impliquées dans le phénomène climatique El Nino, peut être comprise à l’aide d’outils utilisés pour décrire la conduction électronique dans les isolants topologiques. Ce résultat de recherche, obtenu par des physiciens du Laboratoire de physique de l’ENS de Lyon et du département de physique de l’université de Brown met ainsi en évidence une analogie inattendue entre ondes géophysiques et ondes électroniques.
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14/02/2018 - Surprenante contradiction entre faible conductivité thermique des cristaux et longs temps de vie des phonons

Un consortium européen de recherche parmi lequel figure le CNRS, et impliquant des scientifiques de l’ILM, a obtenu les premières mesures expérimentales des temps de vie des quasi-particules élémentaires du transport de la chaleur, les phonons, dans un cristal thermoélectrique dit de "clathrate".
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14/02/2018 - Le CO multi-lié, un acteur clé de la synthèse Fischer-Tropsch

Des chercheurs de l’IRCELYON et de l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF, Grenoble) ont mis en évidence le rôle primordial de certaines molécules de monoxyde de carbone adsorbées (CO multi-liés) pour la conversion de gaz de synthèse en hydrocarbures (synthèse Fischer-Tropsch). Ces résultats paraissent dans la revue Angwandte Chemie International Edition.
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06/02/2018 - Construire un système nerveux fonctionnel

Le système nerveux central (SNC) est le système le plus complexe du corps humain en terme d’architecture comme en terme fonctionnel. Il assure des fonctions aussi complexes que le mouvement et la pensée. Le SNC est composé uniquement de deux types cellulaires : les neurones et les cellules gliales. Les neurones assurent la transmission de l’influx nerveux alors que les cellules gliales sont nécessaires à la fonction des neurones et à leur développement. Cette étude publiée le 25 Janvier 2018 dans la revue Neuron (dont elle illustre la page de couverture) montre comment ces deux types cellulaires s’organisent au cours du développement afin de former un SNC fonctionnel. Elle a été menée par des chercheurs de l’IGFL en collaboration avec le laboratoire de Richard Mann à l’université Columbia de New York.
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24/01/2018 - La fusion partielle du manteau aurait retardé l’établissement de la tectonique des plaques pendant 2,5 milliards d’années

La transition entre l’Archéen et le Protérozoïque coïncide avec le début de la tectonique des plaques telle que nous la connaissons aujourd’hui. Malgré son importance, la cause de cette transition géologique majeure reste méconnue. Une équipe de chercheurs du LMV, du Synchrotron SOLEIL et du laboratoire CEMHTI (Orléans) ont mesuré la courbe de fusion du manteau jusqu’à environ 700 km de profondeur en utilisant la conductivité électrique et la diffraction des rayons X. Ils observent une fusion partielle à des températures 200 à 250 degrés plus basses que celles généralement acceptées. Cela implique qu’une grande partie du manteau supérieur était partiellement fondue au cours de l’Archéen, lorsque le manteau était significativement plus chaud qu’aujourd’hui. Les chercheurs suggèrent que la cristallisation finale du manteau, à la fin de l’Archéen, a modifiée radicalement la dynamique de la lithosphère et du manteau.
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23/01/2018 - Les matériaux mous frottent moins que prévu

Bonne nouvelle pour les partisans du moindre effort : faire glisser un solide mou serait plus facile qu’attendu. Des chercheurs du LTDS, du laboratoire Hubert Curien et de laboratoire IMP ont montré que plus un solide mou est proche de se mettre en glissement, plus sa surface de contact diminue. Résultat, sa force de frottement est jusqu’à 30 % moins importante que ce que prédisent les modèles classiques. Ces travaux sont publiés dans la revue PNAS.
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16/01/2018 - De nouveaux dispositifs sur silicium grâce à une combinaison de dépôts physique et chimique

Des chercheurs de l’IES, en collaboration avec l’INL, ont réalisé des nanostructures d’oxydes ferroélectriques sur silicium en combinant l’épitaxie par jets moléculaires avec une méthode de dépôt chimique en phase aqueuse. Ces travaux, publiés en couverture dans la revue Small, ouvrent une voie à la réalisation de nouveaux dispositifs de capteurs et de mémoires.
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04/01/2018 - La drosophile cultive la symbiose avec ses amis bactériens qui le lui rendent bien

Les relations symbiotiques entre animaux et bactéries sont classiquement étudiées sous l’angle des bénéfices physiologiques apportés par les bactéries intestinales à leur hôte. Une étude publiée, publiée le 26 décembre 2017 dans Cell Metabolism par l’équipe de François Leulier à l’IGFL, utilisant le modèle expérimental de symbiose entre la drosophile et sa bactérie commensale Lactobacillus plantarum, met en évidence un élégant mécanisme par lequel la drosophile favorise le maintien de cette association hôte/bactérie dans la durée. Cette symbiose est un prototype de mutualisme nutritionnel dont les mécanismes pourraient être conservés chez les organismes plus complexes.
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