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Brèves 2018


13/06/2018 - Dr Barbara Ervens, lauréate de "Make Our Planet Great Again"

Après la sortie des États-Unis de l’Accord de Paris, Emmanuel Macron lance en juin 2017 un appel international "Make Our Planet Great Again" aux chercheurs investis dans la lutte contre le changement climatique. Heureuse lauréate désignée parmi 1822 candidatures, Barbara Ervens rejoindra pendant quatre ans l’ICCF. Elle y développera des modèles numériques qui permettent de mieux comprendre le rôle des nuages et des aérosols dans la machine climatique.
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13/06/2018 - LSST : le système de changeur de filtre inauguré

Le 15 mai dernier a eu lieu l’inauguration du prototype du système de changeur de filtres, l’une des pièces maîtresses de la caméra du télescope LSST. Cette prouesse technique est le fruit d’une collaboration entre cinq laboratoires de l’IN2P3 dans ce projet unique dans lequel la France joue un rôle très particulier aux côtés des Etats-Unis et du Chili. Trois laboratoires de la circonscription sont impliqués dans le projet LSST : le CC-IN2P3, le LMA et le LPC.
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11/06/2018 - Une démarche d’accompagnement de l’innovation dans un village du Togo

Le dispensaire d’un village togolais accède à l’eau et l’électricité pour ses besoins essentiels, grâce à un système innovant couplé à des panneaux photovoltaïques. Le Laboratoire nanotechnologies et nanosystèmes (LN2), unité mixte internationale franco-canadienne impiquant l’INL, a facilité le déploiement et la prise en main de l’équipement par les villageois, via son expertise en accompagnement du développement technologique.
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07/06/2018 - LHC : une mesure inédite révèle l’affinité du boson de Higgs avec le quark top

Après la découverte du boson de Higgs en 2012, une nouvelle étape majeure vient d’être franchie au LHC dans la compréhension du mécanisme qui confère une masse aux particules élémentaires. Les résultats des expériences ATLAS et CMS, compatibles entre eux et présentés aujourd’hui lors de la conférence LHC Physics à Bologne, confirment la forte interaction entre la particule élémentaire de matière la plus lourde, le quark top, et le boson de Higgs. Cette mesure, inédite jusqu’à ce jour, qui a été menée avec de nombreux scientifiques français de l’IN2P3 et de l’IRFU (CEA), et impliquant notamment le LPC, l’IPNL et le CC-IN2P3, ouvre des pistes pour la recherche de nouvelle physique.
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16/05/2018 - Les plus vieilles cendres volcaniques fossilisées dans une bentonite de 2,1 milliards d’années

Dès lors qu’elles s’accumulent dans l’eau, les cendres volcaniques forment des couches argileuses. Ces "bentonites" portent la marque le plus souvent d’environnements sédimentaires marins à basse énergie. Différentes des tufs volcaniques formés par la soudure à chaud de tephra, cendre et autres débris dont l’existence dans l’Archéen est connue, les bentonites les plus anciennes répertoriées jusqu’à présent étaient datées de seulement 1,5 milliard d’années. Cette date vient d’être repoussée à 2,1 milliards d’années suite à une étude réalisée sur les sédiments du bassin de Franceville au Gabon par une équipe internationale, impliquant le LMV.
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16/05/2018 - La rupture à grande vitesse du silicium monocristallin

Le bris d’une glace ne laisse aucun doute, les matériaux fragiles éclatent à des vitesses fulgurantes et en des motifs complexes. Au-delà d’éviter sept ans de malheur, le phénomène intéresse de nombreux domaines, comme celui des cellules photovoltaïques. Des chercheurs du LaMCoS ont ainsi étudié la rupture du silicium monocristallin, afin de mieux comprendre la vitesse et la morphologie des fissures. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Communications.
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15/05/2018 - Des procédés de nanotechnologies plus écologiques grâce au chitosane

Si la lithographie s’est imposée pour façonner des substrats jusqu’aux échelles nanométriques, ses procédés sont plus ou moins respectueux de l’environnement. Avec GreenLitho, des chercheurs de l’INL, du laboratoire IMP, de l’IS2M (Mulhouse) et de l’ILM, remplacent ces produits par de l’eau et du chitosane, un biopolymère issu de déchets agroalimentaires. Ces travaux sont publiés dans la revue SPIE Proceedings.
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15/05/2018 - Quand nous parlons, les noms nous font ralentir !

Dans plusieurs langues très diverses (issues de la forêt amazonienne, de Sibérie, de l’Himalaya, du désert du Kalahari, ainsi qu’en anglais et en néerlandais), le débit de la parole est plus lent avant les noms, par comparaison avec les verbes. C’est ce que vient de montrer une équipe internationale de linguistes, dirigée par Frank Seifart, chercheur CNRS au laboratoire DDL. Ce résultat, inattendu, suggère que les noms nécessitent davantage de planification que les verbes, sans doute parce qu’ils apportent en général de nouvelles informations. En effet, au lieu d’être répétés lorsqu’ils n’apportent pas d’information nouvelle, les noms peuvent être remplacés par des pronoms ou éludés, ce qui n’est pas le cas des verbes. Ce ralentissement avant les noms semble universel – ainsi, les chercheurs supposent qu’il se produit aussi en français. Curieusement, l’anglais, sur lequel reposaient la plupart des recherches antérieures, présente le comportement le plus atypique parmi les neuf langues étudiées [1]. Cela souligne l’importance, pour éclairer notre compréhension du langage humain, de considérer des données provenant d’un large échantillon de langues, en incluant notamment les langues rares.

Référence :

Nouns slow down speech across structurally and culturally diverse languages, Frank Seifart, Jan Strunk, Swintha Danielsen, Iren Hartmann, Brigitte Pakendorf, Søren Wichmanne, Alena Witzlack-Makarevich, Nivja H. de Jong et Balthasar Bickel. PNAS, mis en ligne la semaine du 14 mai 2018.
DOI : www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1800708115

Contact chercheur CNRS :

Frank Seifart, chercheur CNRS au laboratoire Dynamique du langage (CNRS/Université Lumière Lyon 2)

Contact presse CNRS :

Véronique Etienne

 

[1Comme dans les autres langues, le débit est plus lent avant les noms qu’avant les verbes, mais les locuteurs ont tendance à faire davantage de pauses avant les verbes qu’avant les noms.




11/05/2018 - Pourquoi la monazite, minéral très radioactif, ne devient jamais amorphe à l’état naturel ?

Une équipe internationale composée d’une chercheuse CNRS du LMV, de chercheurs du CEA et de l’Institut de chimie séparative de Marcoule, du Forschungszentrum de Jülich (Allemagne) et du Oak Ridge National Laboratory (USA), ainsi que des ingénieurs et techniciens CNRS de la plateforme SCALP/JANNuS-Orsay, vient d’expliquer l’apparente résistance à l’irradiation d’un minéral naturellement très radioactif, la monazite. Elle a démontré expérimentalement et pour la première fois dans la monazite, l’existence d’un mécanisme d’auto-cicatrisation des défauts. Ce mécanisme, appelé recuit-alpha, permet enfin d’expliquer pourquoi la monazite n’est jamais à l’état amorphe dans la nature, et ceci indépendamment de son histoire thermique. Vignette photo : montage expérimental de la plateforme JANNuS-Orsay.
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03/05/2018 - Une "coque" polymère pour préserver l’action des protéines

Une équipe de chercheurs franco-américains est parvenue à stabiliser l’activité de protéines hors de leur environnement natif en concevant une coque protectrice à base de polymères. Une prouesse qui résulte d’un travail collaboratif. Une équipe du laboratoire IMP a conçu le design du polymère constitutif de l’enveloppe protectrice. L’équipe du Pr Ting Xu de l’Université de Californie (Berkeley) a dirigé ce travail et étudié l’activité des protéines candidates. Et des chercheurs de l’Université de Northwestern (Illinois) ont effectué le calcul et la simulation en dynamique moléculaire. De nombreuses applications sont envisagées, notamment en nano et biotechnologies. Ces résultats sont parus dans Science.
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26/04/2018 - Chauvet : faire parler les charbons

Les plus anciennes traces de feu attribuées à l’Homme sont datées d’il y a environ 400 000 ans. Des milliers d’années plus tard, 40 000 ans avant notre ère, Homo sapiens maîtrisant désormais cet élément, alla visiter les grottes saisonnièrement. Il laissa alors derrière lui les traces de son passage : les peintures rupestres. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la grotte Chauvet est le témoin immuable des premiers instants de l’art pariétal. Une étude impliquant plusieurs chercheurs du CNRS s’intéresse aujourd’hui aux charbons de bois laissés par les Hommes de l’Aurignacien (37 000 – 33 500 av. notre ère) et du Gravettien (31 000 – 28 000 av. notre ère) qui fréquentèrent le site Chauvet-Pont d’Arc. Sur les 171 échantillons étudiés par les scientifiques, tous sauf un sont issus de pins. La présence de ces conifères témoigne d’un climat froid et sec mais également d’un paysage steppique rythmé par des bosquets de pin, de bouleau ou de genévrier. Le pin permettait de générer de grandes flammes à la faveur desquelles les artistes de la Préhistoire purent peindre sur les parois alors éclairées de la grotte. Parmi les foyers identifiés dans la grotte, une partie était dévolue uniquement à la production de charbon de pin dont ils se servirent pour la réalisation des fresques. Cet article est publié le 25 avril 2018 dans Antiquity.

Les principales structures impliquées :
- Le CEPAM
- Le laboratoire EDYTEM
- Le laboratoire PACEA
- Le laboratoire TRACES
- L’IRAMAT
- La DRAC de la région Auvergne-Rhône-Alpes
- La MSHS de Toulouse

Référence
Illuminating the cave, drawing in black : wood charcoal analysis at Chauvet-Pont d’Arc. Isabelle Théry-Parisot, Stéphanie Thiébault, Jean-Jacques Delannoy, Catherine Ferrier, Valérie Feruglio, Carole Fritz, Bernard Gely, Pierre Guibert, Julien Monney, Gilles Tosello, Jean Clottes et Jean-Michel Geneste. Antiquity, 25 avril 2018
https://doi.org/10.15184/aqy.2017.222

Contact chercheur CNRS
- Isabelle Théry-Parisot, chercheure CNRS au CEPAM
- Jean-Michel Geneste, directeur du programme d’étude pluridisciplinaire de la grotte Chauvet-Pont d’Arc de 2002 à 2017

Contact presse CNRS
Juliette Dunglas




26/04/2018 - Réorientation d’un filon magmatique lors de la formation d’un maar

La réorientation des filons magmatiques au cours de leur propagation est un mécanisme important qui peut conduire à relocalisation des évents d’un volcan. Ce processus se produit plus particulièrement au cours d’éruptions volcaniques explosives et est associé à la formation d’excavations souterraines et à la remobilisation de l’encaissant et des roches volcaniques plus anciennes. Des méthodes numériques ont été utilisées pour quantifier les interactions entre excavation-remplissage d’un cratère et les processus d’intrusions magmatiques. Des scientifiques internationaux et un chercheur du LMV ont pu observer la génération de contraintes tectoniques compressives sous le cratère lors de son excavation favorisant une réorientation latérale des intrusions magmatiques. Ces modèles mettent ainsi à jour de nouveaux mécanismes expliquant à la fois la génération d’intrusions latérales liées à la réorientation des intrusions magmatiques dans la croûte, et la fragmentation explosive intra-cratère pendant le volcanisme phréatomagmatique. Leurs travaux ont été publiés le 13 avril 2018 dans Nature Communication.
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26/04/2018 - Une source laser supercontinuum intégrée pour détecter des composés chimiques et biologiques

Un consortium franco-australien comprenant une équipe de l’INL et du CEA-LETI a réalisé une source supercontinuum sur puce dans le moyen infra-rouge (3 µm à 8 µm), qui pourrait détecter une large gamme de molécules. Le dispositif, compatible avec les technologies de fabrication de masse de l’industrie microélectronique, a donné lieu à une publication dans la revue Optica.
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25/04/2018 - Quand les tambours nous parlent bora

Comment des phrases peuvent-elles être transformées en une séquence de percussions ? Une étude impliquant deux chercheurs du CNRS, dont Franck Seifart, membre du laboratoire DDL, et leurs collègues, s’est intéressée aux messages véhiculés par l’intermédiaire de Manguarés – tambours d’Amazonie – au sein du peuple Bora vivant à la frontière du Pérou et de la Colombie. Ce langage tambouriné permet de communiquer sur des kilomètres de distance comparé aux échanges oraux. Les scientifiques ont identifié que ce langage imite les tons et le rythme de la parole de la langue bora et démontrent que le rythme contribue de manière cruciale à l’intelligibilité de la parole bora tambourinée : celle-ci est codée sous forme de percussions. Différents marqueurs rythmiques permettent ainsi de distinguer les mots alors que les durées entre les coups de tambour renseignent le nombre de consonnes et de voyelles. Ce système de communication fournit de nouveaux éléments soulignant l’importance et les fonctions du rythme dans l’étude des caractéristiques acoustiques pour coder le langage. Ces travaux sont publiés dans la revue Royal Society of Open Science le 25 avril 2018.

Ecoutez des extraits sonores :

Vous pouvez écouter ici la même phrase en langue bora d’Amazonie dans sa version parlée ou tambourinée. Cette phrase s’écrit "káʔgúnúkòúβú ò áʔʦàkúnè" et elle signifie « Je termine le cahuana (boisson d’amidon de manioc) ». Ces extraits sonores sont illustrés dans la figure 3 de l’article de recherche du journal RSOS sur la parole tambourinée.
- Version parlée
- Version tambourinée

Référence :
Reducing language to rhythm : Amazonian Bora drummed language exploits speech rhythm for long-distance communication. Frank Seifart*, Julien Meyer*, Sven Grawunder, Laure Dentel. Royal Society Open Science, 25 avril 2018. http://rsos.royalsocietypublishing.org/content/5/4/170354

Contacts :

Julien Meyer l GIPSA Lab

Frank Seifart | DDL

Presse CNRS l Anaïs Culot




18/04/2018 - Plastic Touch Device : connaitre le plastique sur le bout des doigts

Alors que les technologies du plastique permettent d’obtenir des matériaux toujours plus performants, l’industrie manque d’instruments pour les classer en fonction des sensations de leur toucher. Des chercheurs du LTDS ont donc lancé le projet Plastic Touch Device, dont le prototype de doigt artificiel est entré en phase finale.
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04/04/2018 - Visibilité des femmes dans une des principales conférences internationales en biologie évolutive : des améliorations mais des problèmes demeurent

Une étude s’est intéressée à la visibilité des femmes lors de la conférence annuelle de la Society for Molecular Biology and Evolution (SMBE), une des principales conférences internationales en biologie évolutive, et a constaté une augmentation annuelle du nombre de présentations orales données par des femmes depuis 2001. Cependant ces dernières posent nettement moins de questions aux orateurs et oratrices que les hommes. Cette étude, publiée dans la revue Genome Biology and Evolution, appelle à réfléchir à ces différences de comportement ainsi qu’à de nouvelles mesures pour accroitre la visibilité des femmes. Ces travaux impliquent notamment Gabriel Marais et Jos Kafer, membres du LBBE.
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03/04/2018 - Des fossiles dans les génomes pour dater l’arbre du vivant

Comment reconstituer une chronologie de l’histoire du vivant en l’absence de fossiles ? C’est le problème posé par la plupart des organismes microscopiques, qui ont laissé peu de traces mais représentent pourtant l’essentiel de la biodiversité depuis les origines de la vie. Jusqu’à présent, les scientifiques utilisaient une « horloge moléculaire » basée sur la quantité de mutations accumulées par les gènes. Des chercheurs du LBBE ont mis au point un nouvel outil, complémentaire, en tirant parti de la propension qu’ont les microbes à emprunter des gènes à d’autres organismes. Ces transferts horizontaux de gènes sont autant de traces fossiles laissées dans les génomes. Les chercheurs ont pu dater les espèces ancestrales qui les ont intégrés à leur patrimoine génétique, et ce pour des microorganismes des trois domaines du vivant (champignons unicellulaires, cyanobactéries et archées). Ils montrent que ces transferts de gènes entre microbes ont le potentiel de dater l’arbre du vivant au même titre que les fossiles laissés par les plantes ou les animaux. Cette méthode, qui permet d’identifier explicitement les lignées impliquées dans les transferts, pourrait permettre, comme le font les fossiles, de découvrir des groupes d’organismes aujourd’hui disparus.
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20/03/2018 - Pas d’océan-caché dans le noyau terrestre !

Déterminer la composition chimique du noyau terrestre est un grand défi que les scientifiques essaient de relever depuis plusieurs décennies. En particulier, la teneur du noyau en hydrogène (élément considéré comme sidérophile) reste très incertaine. Des chercheurs issus de trois laboratoires français ont étudié le comportement de l’hydrogène, et notamment mesuré son partage entre l’alliage métallique riche en fer et le silicate, en recréant en laboratoire les conditions ayant régné lors de la formation du noyau terrestre (haute pression, haute température et quantités raisonnables d’eau) à l’aide de la presse multi-enclume du LMV. Il s’avère que l’hydrogène se comporte comme un élément lithophile (il préfère rester dans la partie silicatée) et que seule une quantité infime d’hydrogène incorpore le noyau des planètes telluriques lors de la ségrégation noyau-manteau, un comportement qui favorise la formation précoce d’un manteau et d’une atmosphère riches en eau.
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20/03/2018 - Patrick Flandrin, récompensé par l’IEEE Signal Processing Society

Directeur de recherche au CNRS, médaille d’agent de cette même institution en 2010, spécialiste du traitement du signal, Patrick Flandrin, membre du Laboratoire de physique de l’ENS de Lyon, est le premier chercheur français à recevoir le Technical Achievement Award 2017 de l’IEEE-SPS. Ce prix de la réalisation technique de l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), qui récompense un parcours et un ensemble d’activités scientifiques et techniques remarquables plutôt qu’un résultat majeur obtenu par un ou une scientifique et son équipe, met ainsi en lumière les contributions de Patrick Flandrin à la théorie et à l’application de l’analyse des signaux "non stationnaires".
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20/03/2018 - Plasticité du génome : l’exemple des gènes répétés ribosomiques 5S

Les gènes codant pour les ARN ribosomiques (constituants des ribosomes qui assurent la traduction des protéines au sein de la cellule) sont tous hautement répétés dans le génome, ce qui permet la production en grande quantité de ces ARNr. Les chercheurs de l’unité GReD ont révélé une importante variation du nombre et de l’expression des gènes d’ARNr 5S entre différents écotypes de l’espèce Arabidopsis thaliana.Ce travail a été publié le 6 mars 2018 dans la revue Nucleic Acids Research.
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15/03/2018 - De l’origine de la crise forestière en Afrique Centrale il y a 2 600 ans

L’origine de la "crise forestière" qui a commencé il y a environ 3 000 ans et profondément affecté le couvert végétal de l’Afrique Centrale a longtemps été controversée. Une équipe internationale germano-franco-camerounaise regroupant paléoclimatologues, géochimistes et archéologues, et impliquant notamment le LGL-TPE, vient de remettre sur le devant de la scène l’hypothèse de la cause anthropique. Les résultats des analyses effectuées sur des sédiments lacustres en provenance du sud du Cameroun et leur combinaison à des données archéologiques régionales a en effet permis à cette équipe de mettre en évidence que, dans cette région, ces transformations de l’environnement forestier avaient commencé il y a 2 600 ans et n’étaient pas le fruit du changement climatique mais bien celui de la croissance démographique qu’a connue cette région à cette époque.
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07/03/2018 - Des mutations qui changent la prolifération cellulaire en stress répété

Les cellules décident ou non de se diviser selon le contexte de leur environnement, qui change au cours du temps. Les voies moléculaires par lesquelles les cellules perçoivent les changements environnementaux pour prendre cette décision sont souvent connues, notamment grâce à la puissance expérimentale des organismes modèles comme la levure du boulanger. Mais les propriétés dynamiques de ces voies moléculaires sont très peu caractérisées. Quels sont les gènes qui permettent aux cellules de se décider lorsque les variations environnementales s’accélèrent ? Cette étude publiée le 5 mars 2018 dans la revue Molecular Systems Biology a identifié des centaines de gènes qui sont essentiels au contrôle de la prolifération de cellules de levure lorsque l’environnement est fortement dynamique. Ces travaux ont été menés par l’équipe de Gaël Yvert au LBMC.
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05/03/2018 - Cancer : vers un diagnostic précoce et un suivi plus sûrs

Des chimistes du laboratoire C2P2 ont développé des matériaux poudreux innovants pour purifier simplement et rapidement les traceurs injectables aux patients atteints de cancer. Ces poudres permettraient un diagnostic et un suivi sans exposition à des matières toxiques. Prometteurs, ces travaux sont publiés dans la revue Angewandte Chemie International Edition.
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02/03/2018 - MacP, un régulateur de l’assemblage de la paroi bactérienne : vers une nouvelle cible thérapeutique ?

Les PBPs, pour penicillin-binding proteins, sont la cible des antibiotiques de type beta-lactam qui sont couramment utilisés. Cependant, les mutations au niveau de ces enzymes sont souvent à l’origine de la résistance de bactéries pathogènes à ces traitements. En collaboration avec les équipes de David Rudner et Thomas Bernhardt de l’Université de Harvard et de Andrew Fenton de l’Université de Sheffield, l’équipe de Christophe Grangeasse du laboratoire MMSB, a identifié un régulateur de l’activité d’une PBP chez la bactérie pathogène Streptococcus pneumoniae. Ces travaux publiés le 26 février dans la revue PNAS laissent entrevoir de nouvelles possibilités pour bloquer le fonctionnement des PBPs et pour combattre les infections bactériennes.
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22/02/2018 - La psychologie positive peut réduire l’anxiété des doctorants français associée à l’incertitude de leur futur

Les études sur la santé mentale au travail des doctorants réalisées à l’étranger décrivent une situation alarmante. Qu’en est-il en France ? Un travail réalisé avec les doctorants en biologie à l’Université Lyon 1, une des plus grosses universités françaises, montre qu’environ un doctorant sur deux souffre de troubles psycho-sociaux. Une intervention en psychologie positive auprès de ces doctorants montre son utilité pour améliorer leur qualité de vie au travail. Ces travaux ont été menés par Gabriel Marais, biologiste au CNRS travaillant au LBBE à l’Université Lyon 1, et les psychologues Rebecca Shankland (LIP, Univ. Grenoble Alpes), Pascale Haag (IRIS, EHESS), Robin Fiault (EPP Lyon/psya), et Bridget Juniper (Work & Well-Being Ltd).
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19/02/2018 - Bercer le cerveau pour faciliter la perception de la parole

En stimulant doucement le cerveau grâce à de faibles courants électriques, un signal acoustique inintelligible peut être rendu compréhensible. Une collaboration internationale entre l’Université de Maastricht, l’Université de Groningen et le CRNL a permis de mettre ce phénomène en évidence. Les résultats de cette étude, publiée le 22 janvier 2018 dans la revue Current Biology, démontrent le rôle actif que joue le phénomène de synchronisation neuronale dans la compréhension de la parole et ouvre la voie à de nouvelles applications.
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19/02/2018 - Comment le cerveau protège-t-il nos rêves pendant notre sommeil ?

Des chercheurs du CRNL viennent de compléter le décryptage des circuits neuronaux responsables de la paralysie musculaire pendant le sommeil paradoxal, celui où l’on rêve. C’est une découverte majeure pour comprendre certains troubles neurologiques (dus à l’absence de cette immobilité corporelle) qui se manifestent par l’expression des rêves sous forme d’une agitation nocturne violente et incontrôlée. D’importantes perspectives s’ouvrent grâce à ce modèle animal validé par les chercheurs lyonnais. En effet, ces troubles moteurs pendant le sommeil paradoxal s’avèrent constituer un marqueur diagnostique précoce et fiable de la maladie de Parkinson qui démontre le lien étroit entre ces deux pathologies et qu’il sera maintenant possible de déchiffrer. Enfin, ces résultats pourraient aider à comprendre "où" et "comment" sont générés les rêves et tenter enfin de répondre à une question capitale en neurosciences cognitives : à quoi servent les rêves ? Ces travaux ont été publiés le 5 février 2018 dans la revue Nature Communications.
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15/02/2018 - Une polymérisation en émulsion amorcée grâce à la lumière visible

Adhésifs, revêtements, peintures : des polymères peuvent être produits en émulsion grâce à une réaction activée par la lumière visible. Des chercheurs du laboratoire C2P2, du LHCEP et de l’IS2M (Mulhouse) viennent de le démontrer dans la revue Angewandte Chemie International Edition.
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14/02/2018 - Quand des états exotiques de la matière aident à comprendre un précurseur d’El Nino

L’existence d’ondes équatoriales, impliquées dans le phénomène climatique El Nino, peut être comprise à l’aide d’outils utilisés pour décrire la conduction électronique dans les isolants topologiques. Ce résultat de recherche, obtenu par des physiciens du Laboratoire de physique de l’ENS de Lyon et du département de physique de l’université de Brown met ainsi en évidence une analogie inattendue entre ondes géophysiques et ondes électroniques.
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14/02/2018 - Surprenante contradiction entre faible conductivité thermique des cristaux et longs temps de vie des phonons

Un consortium européen de recherche parmi lequel figure le CNRS, et impliquant des scientifiques de l’ILM, a obtenu les premières mesures expérimentales des temps de vie des quasi-particules élémentaires du transport de la chaleur, les phonons, dans un cristal thermoélectrique dit de "clathrate".
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14/02/2018 - Le CO multi-lié, un acteur clé de la synthèse Fischer-Tropsch

Des chercheurs de l’IRCELYON et de l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF, Grenoble) ont mis en évidence le rôle primordial de certaines molécules de monoxyde de carbone adsorbées (CO multi-liés) pour la conversion de gaz de synthèse en hydrocarbures (synthèse Fischer-Tropsch). Ces résultats paraissent dans la revue Angwandte Chemie International Edition.
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06/02/2018 - Construire un système nerveux fonctionnel

Le système nerveux central (SNC) est le système le plus complexe du corps humain en terme d’architecture comme en terme fonctionnel. Il assure des fonctions aussi complexes que le mouvement et la pensée. Le SNC est composé uniquement de deux types cellulaires : les neurones et les cellules gliales. Les neurones assurent la transmission de l’influx nerveux alors que les cellules gliales sont nécessaires à la fonction des neurones et à leur développement. Cette étude publiée le 25 Janvier 2018 dans la revue Neuron (dont elle illustre la page de couverture) montre comment ces deux types cellulaires s’organisent au cours du développement afin de former un SNC fonctionnel. Elle a été menée par des chercheurs de l’IGFL en collaboration avec le laboratoire de Richard Mann à l’université Columbia de New York.
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24/01/2018 - La fusion partielle du manteau aurait retardé l’établissement de la tectonique des plaques pendant 2,5 milliards d’années

La transition entre l’Archéen et le Protérozoïque coïncide avec le début de la tectonique des plaques telle que nous la connaissons aujourd’hui. Malgré son importance, la cause de cette transition géologique majeure reste méconnue. Une équipe de chercheurs du LMV, du Synchrotron SOLEIL et du laboratoire CEMHTI (Orléans) ont mesuré la courbe de fusion du manteau jusqu’à environ 700 km de profondeur en utilisant la conductivité électrique et la diffraction des rayons X. Ils observent une fusion partielle à des températures 200 à 250 degrés plus basses que celles généralement acceptées. Cela implique qu’une grande partie du manteau supérieur était partiellement fondue au cours de l’Archéen, lorsque le manteau était significativement plus chaud qu’aujourd’hui. Les chercheurs suggèrent que la cristallisation finale du manteau, à la fin de l’Archéen, a modifiée radicalement la dynamique de la lithosphère et du manteau.
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23/01/2018 - Les matériaux mous frottent moins que prévu

Bonne nouvelle pour les partisans du moindre effort : faire glisser un solide mou serait plus facile qu’attendu. Des chercheurs du LTDS, du laboratoire Hubert Curien et de laboratoire IMP ont montré que plus un solide mou est proche de se mettre en glissement, plus sa surface de contact diminue. Résultat, sa force de frottement est jusqu’à 30 % moins importante que ce que prédisent les modèles classiques. Ces travaux sont publiés dans la revue PNAS.
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16/01/2018 - De nouveaux dispositifs sur silicium grâce à une combinaison de dépôts physique et chimique

Des chercheurs de l’IES, en collaboration avec l’INL, ont réalisé des nanostructures d’oxydes ferroélectriques sur silicium en combinant l’épitaxie par jets moléculaires avec une méthode de dépôt chimique en phase aqueuse. Ces travaux, publiés en couverture dans la revue Small, ouvrent une voie à la réalisation de nouveaux dispositifs de capteurs et de mémoires.
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04/01/2018 - La drosophile cultive la symbiose avec ses amis bactériens qui le lui rendent bien

Les relations symbiotiques entre animaux et bactéries sont classiquement étudiées sous l’angle des bénéfices physiologiques apportés par les bactéries intestinales à leur hôte. Une étude publiée, publiée le 26 décembre 2017 dans Cell Metabolism par l’équipe de François Leulier à l’IGFL, utilisant le modèle expérimental de symbiose entre la drosophile et sa bactérie commensale Lactobacillus plantarum, met en évidence un élégant mécanisme par lequel la drosophile favorise le maintien de cette association hôte/bactérie dans la durée. Cette symbiose est un prototype de mutualisme nutritionnel dont les mécanismes pourraient être conservés chez les organismes plus complexes.
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